Régional

À la fin de l’année 1992, des organismes communautaires lanaudois se rencontraient au Vieux collège de St-Jacques pour discuter de la pertinence de former un regroupement régional d’organismes communautaires dans Lanaudière.  Ce besoin découlait entre autres de la régionalisation et de la décentralisation des pouvoirs vers les régions, notamment en santé et services sociaux. Les Commissions régionales de Santé et Services sociaux s’étaient scindées en régies régionales de la santé et des services sociaux, les assemblées régionales étaient formées.  Ainsi, pour plusieurs organismes communautaires, il devenait essentiel de se doter d’une force de représentation régionale.

La constitution officielle de la TROCL

Suite à cette rencontre historique, il était essentiel d‘obtenir l’opinion de l’ensemble des groupes communautaires au sujet de la mise sur pied d’un regroupement régional. Dès 1993, une consultation a eu lieu afin de recueillir la vision des organismes et ainsi est né le premier comité représentatif de la TROCL. En février 1995, la TROCL était légalement constituée en corporation. 

Depuis les débuts, la TROCL a analysé des dossiers qui, dans une très large proportion, se situaient dans le champ précis de la santé et des services sociaux. Dès 1994, la TROCL était considérée comme l’interlocuteur privilégié de la Régie régionale de la santé et des services sociaux concernant l’ensemble des dossiers pour la reconnaissance des organismes communautaires. 

La tenue des états généraux en mars 1998 vint apporter des éléments nouveaux concernant le mouvement communautaire et ses structures de concertation. Il en est ressorti que la TROCL devait définir et redéfinir ses contributions à la concertation, en respectant les organismes communautaires, tout en intégrant l’ensemble des organismes dans un mouvement solidaire afin de devenir des meilleurs agents de changements sociaux.

Le membrariat de la TROCL

C’est donc dans ce cadre plus large que le questionnement relié à la définition d’un organisme communautaire et du membrariat de la TROCL s’inscrit. En janvier 1999, les membres du conseil d’administration de la TROCL tiennent un colloque. Une proposition en faveur de la restriction du membrariat de la TROCL au domaine de la santé et des services sociaux est soumise aux organismes communautaires membres de la TROCL, lors d’une assemblée générale spéciale tenue le 12 mai 1999. Toutefois, les organismes communautaires optent alors majoritairement, pour une TROCL « large », visant à regrouper plusieurs secteurs d’intervention et non seulement le champ de la santé et des services sociaux. De plus, les organismes déterminent, à ce moment, les qualités requises pour être membre de la TROCL.

Suite à cette décision, les travaux subséquents se sont soldés par l’abolition de la Commission des groupes communautaires du Conseil régional de développement Lanaudière (CRDL). Conséquemment, la TROCL est devenue l’organisme « structurant » auprès de cette instance, c'est-à-dire la structure officielle représentant le milieu communautaire lanaudois.

Puis en 2010, une planification stratégique (2008-2009) et le congrès d’orientation en 2009, a motivé l’adoption d’une modification aux règlements généraux concernant le nombre de sièges au conseil d’administration. En effet, la structure de représentation par MRC et par secteur est alors disparue, laissant place à une autre forme de représentativité encore plus large. Les 13 éluEs représentent maintenant l’ensemble des membres de la TROCL. 

En 2016, la TROCL peut affirmer que le mouvement communautaire autonome lanaudois fait preuve d’une cohésion et d’une solidarité plus fortes que jamais. Les organismes communautaires autonomes parlent de plus en plus d’une seule voix et portent une vision commune des enjeux sur lesquels travailler.