Revendications communes

Plateforme de revendications communes

Dans un contexte socio-politique où les citoyens et les citoyennes sont affectés par des compressions budgétaires importantes, des coupures dans les services sociaux, l’émergence rapide de la privatisation des services publics et par la perte de plusieurs espaces démocratiques, le mouvement communautaire autonome lanaudois s’est doté d’une plateforme de revendications communes. Un outil qui permet au mouvement communautaire de protéger ses valeurs et défendre les intérêts et besoins de la population. Cette plateforme permet de saisir l’essence du mouvement communautaire autonome lanaudois et les considérants sur lesquels se basent les seize revendications.

Les seize revendications communes

Voici les 16 revendications adoptées par les organismes communautaires autonomes lanaudois membres de la TROCL. La plateforme de revendications communes complète est disponible ici.

1. La reconnaissance par l’État de la valeur sociale et économique des OCA dans la société québécoise.

2. L’application de la Politique de reconnaissance de l’action communautaire, telle qu’adoptée en 2001 par le Gouvernement du Québec.

3. Le respect, par l’État et ses partenaires de tout ce qui constitue les fondements des actions des organismes communautaires autonomes, c’est-à-dire :

  • Leur autonomie
  • Leur vision et leur approche globale
  • Leur rôle d’agent de changement social
  • Leurs actions pour le bien être de la population
  • Leur liberté d’établir des relations et des collaborations avec différentes instances, qu’elles soient publiques ou non
  • Leurs pratiques alternatives
  • Leur imputabilité à leurs membres

4. L’application de mesures actuelles et futures, négociées par le mouvement communautaire autonome, visant à favoriser la participation des organismes communautaires autonomes à la concertation avec d’autres instances en tenant compte des limites financières et des ressources humaines des organismes.

5. Le respect des balises d’évaluation respectant les fondements et approches des organismes d’ACA telles que défini dans le document ministériel de 1997 « L’évaluation des organismes communautaires et bénévoles » et la Politique de reconnaissance de l’action communautaire de 2001.

6. Le respect de la Politique de reconnaissance de l’action communautaire, telle qu’adoptée en 2001 et des fondements de l’action communautaire autonome dans les travaux de révision des différentes Politiques et des documents administratifs et législatifs touchant les organismes d’action communautaire autonome.

7. Le maintien des acquis des organismes communautaires autonomes, c'est-à-dire, leur financement actuel, la reconnaissance de leur autonomie ainsi que de leur rôle essentiel en tant que porteurs de changement social.

8. L’injection de fonds significatifs et récurrents dédiés à l’exercice de la mission globale de l’ensemble des organismes d’action communautaire autonome.

9. Un programme national dédié pour le financement à la mission globale de l’ensemble des organismes d’action communautaire autonome respectant les seuils planchers établis par le milieu communautaire autonome et maintenant les acquis actuels.

10. L’obtention et le maintien de l’équité entre les régions et entre les secteurs d’activités dans lesquels oeuvrent les organismes communautaires autonomes, selon le principe « à organismes comparables, financement comparable ».

11. L’indexation annuelle du financement à la mission basée sur les coûts systèmes pour l’ensemble des organismes d’action communautaire autonome, peu importe le ministère port d’attache.

12. L’amélioration des conditions salariales et de travail des employéEs et employés des organismes communautaires autonomes par le biais d’un financement à la mission indexé selon les coûts systèmes et respectant les seuils planchers établis par le milieu communautaire autonome. 

13. La reconnaissance et le financement adéquat des regroupements d’organismes communautaires autonomes de la région de Lanaudière et de partout au Québec, pour la réalisation de la totalité de leur mission. 

14. L’arrêt, par le gouvernement en place, de toute tentative de privatisation du réseau public menant à une institutionnalisation et instrumentalisation menaçant l’autonomie des organismes. 

15. L’arrêt, de la part du gouvernement, de se déresponsabiliser en créant des partenariats public-privé sociaux qui viennent dénaturer la mission des organismes communautaires autonomes.

16. Une réforme de la fiscalité des particuliers et des entreprises afin d’accéder à une répartition équitable de la richesse permettant l’atteinte des principes d’universalité, d’accessibilité, d’équité, d’égalité et de gratuité.