Comité régional des assistés sociaux de Lanaudière
16-12-2009
- Pour publication immédiate -
Où en sont les droits de l’Homme en 2009 ?
Le 10 décembre marquera le 61e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Et le Comité régional des assistés sociaux de Lanaudière veut marquer le tout avec un colloque sur le thème « La défense des droits est-elle en perte de vitesse ? ». Ce moment de réflexion aura lieu en janvier 2010.Des panélistes nous donnerons alors leur réponse à cette question et nous pourrons échanger ensemble sur notre vision de la défense des droits en 2009.
Au cours de l’histoire, les conflits, qu’il s’agisse de guerres ou de soulèvements populaires, ont souvent été une réaction à des traitements inhumains et à l’injustice. La Déclaration anglaise des droits de 1689, rédigée à la suite des guerres civiles survenues dans le pays, a été le résultat de l’aspiration du peuple à la démocratie. Un siècle plus tard exactement, la révolution française donna lieu à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui proclamait l’égalité universelle. Mais le Cylindre de Cyrus, rédigé en 539 avant Jésus-Christ est souvent considéré comme le premier document des droits de l’homme.
Après la Deuxième Guerre mondiale et la création de l’Organisation des Nations Unies (ONU), la communauté internationale jura de ne plus jamais laisser se produire des atrocités comme celles commises pendant ce conflit. Les dirigeants du monde entier décidèrent de renforcer la Charte de l’ONU par une feuille de route garantissant les droits de chaque personne, en tout lieu et en tout temps. Ainsi était née la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
La notion de droits de l’Homme ne date pas d’hier, mais, qu’en est-il aujourd’hui de cet «…idéal commun à atteindre… ». ?
« À l’heure actuelle, la pauvreté reste l’un des plus graves obstacles à la réalisation des droits de l’homme dans le monde.Combattre la pauvreté, le dénuement et l’exclusion n’est pas une question de charité et ne dépend pas du niveau de richesse d’un pays.
Si l’on envisage la lutte contre la pauvreté comme une obligation, liée aux Droits de l’homme, le monde aura plus de chance d’abolir ce fléau au cours des prochaines décennies…L’Éradication de la pauvreté est un objectif réalisable. »
Louise Arbour, Haut-commissaire des Nations Unies
Aux Droits de l’homme, le 17 octobre 2006.
Les victimes de discrimination sont plus souvent des personnes pauvres. Il en va de même pour les victimes de torture, ou de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ou les demandeurs d’asile politique. Et c’est sans compter les sans-abris, les personnes handicapées, celles ayant des problèmes de santé mentale ou encore les personnes analphabètes (et on pourrait en nommer plusieurs autres). Elles ont beau avoir des problématiques diverses, elles ont, plus souvent qu’autrement, en commun, la pauvreté.
Dans ce contexte, pourquoi faut-il que nos forces soient divisées ? Un très bon exemple, a trait aux journées thématiques internationales. Il existe plus de 200 journées internationales reconnues dans le monde (on peut en nommer quelques unes : journée contre la discrimination raciale, journée de la femme, de la paix, de la solidarité humaine, des autochtones, des personnes âgées, du SIDA, de la jeunesse, pour l’élimination de la pauvreté, de la tolérance, de l’Afrique, des familles, pour l’abolition de l’esclavage, des handicapés, etc.). Pourquoi le fait de « ne pas nier l’importance de problématiques particulières » a-t-il comme effet pervers de traiter chaque aspect de l’être humain de façon distincte. Pourtant, la même personne peut être, par exemple, à la fois handicapé, mère de famille et vivre dans la pauvreté. Dans notre idéal à atteindre, ne devrait-on pas voir l’être humain dans sa globalité et voir les droits comme étant « droits égaux et inaliénables » ?